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L’accueil et la migration

Des actions pour la sécurité des femmes au sein de nos centres

Journée des violences à l'égard des femmes

Le 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. À la Croix-Rouge, chaque jour et de plus en plus, nous tenons compte de la dimension du genre et des violences de genre dans notre accueil. Nos équipes mettent différents dispositifs en place dans les centres d’accueil de demandeur·se·s de protection internationale pour que les femmes qui y résident s’y sentent à l’aise et en sécurité.

Qu’est-ce que la violence de genre ?

La violence de genre, c’est une violence dirigée spécifiquement contre un homme ou contre une femme du fait de son sexe, ou qui affecte les femmes ou les hommes de façon disproportionnée. Les rapports hommes/femmes étant la plupart du temps régis par une relation de pouvoir inégale où les hommes ont un rôle social dominant, ce sont les femmes qui sont le plus souvent les victimes de ce type de violence.

Être une femme migrante

À l’heure actuelle, environ une personne migrante sur deux dans le monde est une femme. Certaines migrent pour des raisons familiales ou économiques, mais d’autres fuient des violences de genre. Il peut s’agir d’un mariage forcé, de violences conjugales, de mutilations génitales, du viol utilisé comme arme de guerre, d’exploitation sexuelle, ou encore d’un manque d’accès à l’éducation ou à des soins de santé adaptés.

Les femmes migrantes sont susceptibles de subir de la violence de genre non seulement dans leur pays d’origine, mais aussi lors du parcours migratoire (agressions sexuelles, exploitation sexuelle, abus de passeurs ou d’agents de douane, manque d’intimité) et dans le pays d’accueil (sentiment d’insécurité dans et autour des centres d’accueil, harcèlement, agressions sexuelles).

Des dispositifs pour aider les femmes à se sentir en sécurité

À la Croix-Rouge, nous agissons pour que les femmes se sentent en sécurité dans et autour de nos centres d’accueil. Plusieurs dispositifs sont mis en place et se développent dans nos structures.

Des marches exploratoires

Lors d’une marche exploratoire, un groupe de femmes parcourt le centre et ses alentours pour identifier les lieux spécifiques qui leur procurent un sentiment d’insécurité. Bien souvent, quelques aménagements permettent d’améliorer le sentiment de sécurité : amélioration de l’éclairage ou de la signalétique, occultation de vitrages, etc. Cette démarche permet aux femmes de réfléchir et d’agir face à leur sentiment d’insécurité.

Travail sur la confiance en soi et (re)prise en main de ses droits

Nos équipes d’accompagnement collaborent avec des associations spécialisées et utilisent certains de leurs outils pour favoriser la confiance en soi des demandeuses de protection internationale de nos centres. Quelques exemples :

  • les outils de Garance, ASBL luttant contre les violences de genre pour aider les victimes et les témoins à réagir face au harcèlement dans l’espace public ;
  • les ateliers « Safe surfeuse » de Vie Féminine pour apprendre à utiliser Internet de façon sûre ;
  • le projet « Ouvre-Boîtes » avec la maison de la Laïcité de Dinant qui accompagne les femmes dans une démarche d’insertion socio-professionnelle et d’intégration ;
  • les accompagnements réguliers et les groupes de parole pour les femmes excisées avec le GAMS.

Les équipes veillent par ailleurs à soutenir les femmes dans la (re)prise en main de leurs droits en organisant des ateliers spécifiques, en les informant au quotidien, etc.

Tout ce travail de développement de la confiance en soi et d’information sur les droits se fait aussi grâce à un accompagnement individuel, rapproché et par des personnes formées aux spécificités du genre.

L’apprentissage du vélo

Un projet a été lancé avec Pro-vélo pour apprendre aux femmes de nos centres à rouler à vélo. Certaines demandeuses de protection internationale viennent de pays où peu de femmes roulent à vélo parce que c’est mal vu, voire interdit pour elles. Pourtant, sur un vélo, une femme se sent plus en sécurité qu’à pied… et cet apprentissage renforce aussi sa confiance en elle !

Des haltes-accueil

Au sein des centres, des haltes-accueil sont mises en place pour que les femmes puissent faire garder leurs enfants par d’autres mamans du centre. Elles libèrent ainsi du temps pour se former, se rendre à des rendez-vous, travailler, sortir du centre…

Des centres pour un accueil spécifique des femmes

Le centre Croix-Rouge de Jette accueille uniquement des femmes seules ou avec un enfant depuis de nombreuses années maintenant. La petite taille du centre et l’expertise développée par l’équipe en font un lieu privilégié où les demandeuses de protections internationales peuvent se sentir en sécurité.

Le centre d’Yvoir « Pierre Bleue », quant à lui, propose un accompagnement spécifique aux femmes basé sur la méthodologie de l’empowerment, qui a pour objectif de renforcer leurs capacités individuelles et de leur permettre de reprendre confiance en elles. Certaines femmes qui demandent une protection internationale y sont dirigées en raison de leur profil, de leur parcours ou de certaines situations de santé.

Des ateliers pour les hommes

Des ateliers sur le sexisme sont également proposés aux hommes résidant dans nos centres. Un moment spécifique pour leur permettre de réfléchir à leur rôle d’homme et pour qu’eux aussi puissent être acteurs pour l’égalité de genre.

Des actions pour la sécurité des femmes au sein de nos centres - L’accueil et la migration

Le 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. À la Croix-Rouge, chaque jour et de plus en plus, nous tenons compte de la dimension du genre et des violences de genre dans notre accueil. Nos équipes mettent différents dispositifs en place dans les centres d’accueil de demandeur·se·s de protection internationale pour que les femmes qui y résident s’y sentent à l’aise et en sécurité.

Qu’est-ce que la violence de genre ?

La violence de genre, c’est une violence dirigée spécifiquement contre un homme ou contre une femme du fait de son sexe, ou qui affecte les femmes ou les hommes de façon disproportionnée. Les rapports hommes/femmes étant la plupart du temps régis par une relation de pouvoir inégale où les hommes ont un rôle social dominant, ce sont les femmes qui sont le plus souvent les victimes de ce type de violence.

Être une femme migrante

À l’heure actuelle, environ une personne migrante sur deux dans le monde est une femme. Certaines migrent pour des raisons familiales ou économiques, mais d’autres fuient des violences de genre. Il peut s’agir d’un mariage forcé, de violences conjugales, de mutilations génitales, du viol utilisé comme arme de guerre, d’exploitation sexuelle, ou encore d’un manque d’accès à l’éducation ou à des soins de santé adaptés.

Les femmes migrantes sont susceptibles de subir de la violence de genre non seulement dans leur pays d’origine, mais aussi lors du parcours migratoire (agressions sexuelles, exploitation sexuelle, abus de passeurs ou d’agents de douane, manque d’intimité) et dans le pays d’accueil (sentiment d’insécurité dans et autour des centres d’accueil, harcèlement, agressions sexuelles).

Des dispositifs pour aider les femmes à se sentir en sécurité

À la Croix-Rouge, nous agissons pour que les femmes se sentent en sécurité dans et autour de nos centres d’accueil. Plusieurs dispositifs sont mis en place et se développent dans nos structures.

Des marches exploratoires

Lors d’une marche exploratoire, un groupe de femmes parcourt le centre et ses alentours pour identifier les lieux spécifiques qui leur procurent un sentiment d’insécurité. Bien souvent, quelques aménagements permettent d’améliorer le sentiment de sécurité : amélioration de l’éclairage ou de la signalétique, occultation de vitrages, etc. Cette démarche permet aux femmes de réfléchir et d’agir face à leur sentiment d’insécurité.

Travail sur la confiance en soi et (re)prise en main de ses droits

Nos équipes d’accompagnement collaborent avec des associations spécialisées et utilisent certains de leurs outils pour favoriser la confiance en soi des demandeuses de protection internationale de nos centres. Quelques exemples :

Les équipes veillent par ailleurs à soutenir les femmes dans la (re)prise en main de leurs droits en organisant des ateliers spécifiques, en les informant au quotidien, etc.

Tout ce travail de développement de la confiance en soi et d’information sur les droits se fait aussi grâce à un accompagnement individuel, rapproché et par des personnes formées aux spécificités du genre.

L’apprentissage du vélo

Un projet a été lancé avec Pro-vélo pour apprendre aux femmes de nos centres à rouler à vélo. Certaines demandeuses de protection internationale viennent de pays où peu de femmes roulent à vélo parce que c’est mal vu, voire interdit pour elles. Pourtant, sur un vélo, une femme se sent plus en sécurité qu’à pied… et cet apprentissage renforce aussi sa confiance en elle !

Des haltes-accueil

Au sein des centres, des haltes-accueil sont mises en place pour que les femmes puissent faire garder leurs enfants par d’autres mamans du centre. Elles libèrent ainsi du temps pour se former, se rendre à des rendez-vous, travailler, sortir du centre…

Des centres pour un accueil spécifique des femmes

Le centre Croix-Rouge de Jette accueille uniquement des femmes seules ou avec un enfant depuis de nombreuses années maintenant. La petite taille du centre et l’expertise développée par l’équipe en font un lieu privilégié où les demandeuses de protections internationales peuvent se sentir en sécurité.

Le centre d’Yvoir « Pierre Bleue », quant à lui, propose un accompagnement spécifique aux femmes basé sur la méthodologie de l’empowerment, qui a pour objectif de renforcer leurs capacités individuelles et de leur permettre de reprendre confiance en elles. Certaines femmes qui demandent une protection internationale y sont dirigées en raison de leur profil, de leur parcours ou de certaines situations de santé.

Des ateliers pour les hommes

Des ateliers sur le sexisme sont également proposés aux hommes résidant dans nos centres. Un moment spécifique pour leur permettre de réfléchir à leur rôle d’homme et pour qu’eux aussi puissent être acteurs pour l’égalité de genre.