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L’accueil et la migration

Témoignage – Madame Gaye Zeinabou, candidate réfugiée, nous raconte son confinement

Madame Gaye Zeinabou est demandeuse d’asile. D’origine mauritanienne, elle vit au centre d’accueil Croix-Rouge de Manderfeld depuis décembre 2017. Comment se passe le confinement au sein de son centre ? Comment participe-t-elle au respect des règles en vigueur par tous ? Elle nous dit tout !

Ajouter de la difficulté à la difficulté

Vivre dans un centre d’accueil collectif pour demandeurs d’asile et porter une procédure de demande de protection internationale est difficile, même sans Covid-19. Porter son histoire et vivre éloigné de sa famille est très compliqué. Mais le faire entre quatre murs, sans pouvoir sortir, est d’autant plus stressant et difficile pour nous tous, résidents du centre.

Respecter les règles malgré tout

Ceci dit, on comprend bien-sûr la situation et respectons les règles au mieux : distanciation sociale, lavage des mains, pas de rassemblement, etc. Nous savons que c’est pour le bien de tous.

Malheureusement, ceci a pour conséquence de rendre plus difficiles les liens avec nos familles, au pays. Pourquoi ? Parce que seule une pièce du centre est équipée du wifi. Face à la crise mondiale que nous connaissons, nous avons tous envie d’y passer du temps, en contact avec nos proches restés au
pays. Ce qui est difficilement possible, faute de place…

Un rôle d’ « ambassadrice »

Chaque fois que des nouvelles mesures sont prises par le Gouvernement ou par le centre, une réunion est organisée avec quelques résidents « ambassadeurs », afin d’assurer la diffusion du message auprès de tous les résidents, quelle que soit leur langue. J’ai le plaisir de faire partie de ce groupe et j’en suis très heureuse.

En effet, dans mon pays, j’étais animatrice. Je faisais de la sensibilisation sur différentes thématiques : le droit des femmes, celui des enfants, les mutilations génitales. Me sentir utile et sensibiliser les résidents du centre en matière de coronavirus me va donc comme un gant.

Son souhait le plus cher : que le covid soit un mauvais souvenir car c’est un poids supplémentaire qui s’ajoute à son histoire et à l’éloignement avec sa famille.

Témoignage – Madame Gaye Zeinabou, candidate réfugiée, nous raconte son confinement - L’accueil et la migration

Madame Gaye Zeinabou est demandeuse d’asile. D’origine mauritanienne, elle vit au centre d’accueil Croix-Rouge de Manderfeld depuis décembre 2017. Comment se passe le confinement au sein de son centre ? Comment participe-t-elle au respect des règles en vigueur par tous ? Elle nous dit tout !

Ajouter de la difficulté à la difficulté

Vivre dans un centre d’accueil collectif pour demandeurs d’asile et porter une procédure de demande de protection internationale est difficile, même sans Covid-19. Porter son histoire et vivre éloigné de sa famille est très compliqué. Mais le faire entre quatre murs, sans pouvoir sortir, est d’autant plus stressant et difficile pour nous tous, résidents du centre.

Respecter les règles malgré tout

Ceci dit, on comprend bien-sûr la situation et respectons les règles au mieux : distanciation sociale, lavage des mains, pas de rassemblement, etc. Nous savons que c’est pour le bien de tous.

Malheureusement, ceci a pour conséquence de rendre plus difficiles les liens avec nos familles, au pays. Pourquoi ? Parce que seule une pièce du centre est équipée du wifi. Face à la crise mondiale que nous connaissons, nous avons tous envie d’y passer du temps, en contact avec nos proches restés au
pays. Ce qui est difficilement possible, faute de place…

Un rôle d’ « ambassadrice »

Chaque fois que des nouvelles mesures sont prises par le Gouvernement ou par le centre, une réunion est organisée avec quelques résidents « ambassadeurs », afin d’assurer la diffusion du message auprès de tous les résidents, quelle que soit leur langue. J’ai le plaisir de faire partie de ce groupe et j’en suis très heureuse.

En effet, dans mon pays, j’étais animatrice. Je faisais de la sensibilisation sur différentes thématiques : le droit des femmes, celui des enfants, les mutilations génitales. Me sentir utile et sensibiliser les résidents du centre en matière de coronavirus me va donc comme un gant.

Son souhait le plus cher : que le covid soit un mauvais souvenir car c’est un poids supplémentaire qui s’ajoute à son histoire et à l’éloignement avec sa famille.