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L’accueil et la migration

Le centre Carda, pensé pour prendre en charge les personnes victimes de violences sur le chemin de la migration

Pour la journée internationale contre la torture, focus sur le centre d’accueil pour demandeur·ses d’asile CARDA, spécialement pensé pour la prise en charge résidentielle adaptée aux demandeurs d’asile en souffrance psychique.

Bref historique

En 2006, le Fonds Européen des Réfugiés met en exergue la souffrance mentale et/ou psychique de certains demandeurs d’asile résidant dans les centres d’accueil, et la difficulté pour le personnel de répondre de façon adéquate à ce public particulièrement vulnérable. Le projet «Assistance psychosociale et thérapeutique des demandeurs d’asile » voit le jour et posera les fondations du projet pilote CARDA, initié par la Croix-Rouge de Belgique. Le projet a débuté en décembre 2006 et a accueilli les premiers résidents en mars 2007.

CARDA, en pratique

Le centre CARDA peut héberger 40 résidents, auxquels on propose une prise en charge résidentielle. Les objectifs sont multiples:

  • Apporter une aide psychologique et résidentielle ou ambulatoire aux demandeurs d’asile en souffrance mentale/psychique
  • Guider les travailleurs des centres d’accueil dans la prise en charge de ces personnes
  • Favoriser un travail en réseau  aussi bien communautaire que santé mentale

Les demandeurs d’asile pouvant bénéficier d’un accompagnement résidentiel de CARDA:

  • Proviennent des réseaux Fedasil, Rode Kruis Vlaanderen et Croix-Rouge, Communauté francophone ;
  • Ont besoin d’une prise en charge intensive (personne présentant un mal être important tel qu’un syndrome dépressif, un état post traumatique, des symptômes psychosomatiques, des troubles du comportement, …).

Un projet d’accompagnement  individualisé est réalisé avec le résident, qui est mis au centre du projet, ainsi que la possibilité d’activer son réseau.

Le centre CARDA propose un accompagnement autour des éléments suivants:

  • Une prise en charge holistique ;
  • Un encadrement complet et diversifié : entretiens individuels et/ou en famille, groupes de parole, ateliers d’expression (peinture, théâtre, danse, activités sportives,…), relaxation, analyse du réseau communautaire et si nécessaire activation de celui-ci ;
  • Un travail avec des interprètes sociaux ;
  • Un axe de réflexion en ethnopsychiatrie ;
  • Un travail en partenariat avec un service de psychiatrie adulte,
  • En fin de séjour, une réunion avec les intervenants du centre d’origine et extérieurs est proposée afin que le relais se fasse.

Retrouvez notre déclaration pour une Europe qui protège réellement.

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